Comment aider les pollinisateurs ?

Les abeilles sont menacées de disparition.
 Chacun peut contribuer à repousser ce déclin par de petits gestes très simples. 
Découvrez quelques gestes simples pour aider les abeilles !
Véritable enjeu pour la diversité!

Fini les pesticides  !

Les abeilles, comme tous les insectes et les fleurs sauvages d’ailleurs, souffrent grandement de l’utilisation trop massive de pesticides en particulier et de produits phytosanitaires. Pour aider les abeilles, proscrivez donc tout pesticide et herbicide 

Au jardin :

Le savez vous? À partir du 1er janvier 2020, il sera interdit aux personnes privées ou publiques d’utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades « accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé »

Si vous faites vos propres purins, vos décoctions et toutes préparations à base de plantes destinées à « traiter » votre potager (contre les champignons, les insectes ravageurs, etc.) ou pour servir d’engrais, n’en abusez pas non plus. Le but de la démarche étant de développer un principe actif d’une plante en la transformant, ce principe actif concentré dans votre produit peut, lui aussi, être nocif pour les abeilles.


Traitement des animaux domestiques : 

Il est dorénavant admis que la mortalité des abeilles est "multifactorielle". Si les pesticides en sont la cause la plus connue, il en une autre dont on parle moins et qui n'est pourtant pas à négliger; l'usage de produits vétérinaires pour les animaux d'élevage et de compagnie. 

Qu'ils soient utilisés en traitement préventifs ou curatifs, ils finissent leur course dans l'environnement et sont à l'origine d'une pollution importante. Jusqu'en Haute Montagne (zones d'estive des troupeaux), l'environnement est imprégné de nombreuses substances chimiques dont les molécules contaminent les sols, les eaux, de surface ou souterraines, et même les plantes. Leur impact sur des organismes non cibles, peu connu et mal anticipé, est pourtant bien réel (insectes, oiseaux...). 

Nous en avons fait l'expérience en 2014, où nous avons perdu 80 % de nos colonies. Cet hivers là, 5000 ruches sont mortes dans les Pyrénées. Le dénominateur commun à ces hécatombes était la proximité d'élevages de production: vaches, moutons... L'un des premiers épisodes de mortalité massive lié à l'usage de biocides vétérinaires avait eu lieu en France en 2009 et le phénomène n'a cessé de s'aggraver.

Nous ignorions, à l'époque, l'étendue du problème. Depuis, nous avons étudié et remis en question de nombreuses pratiques dans le domaine des soins quotidiens à nos animaux (par exemple la vermifugation préventive et systématique de nos chevaux). 

Cela nous a poussé hors de la zone de confort que peuvent représenter, entre autre, la médecine ou l'industrie alimentaire vétérinaire.  En devenant réellement responsables de la santé de nos animaux et de leur environnement (y compris de celui des abeilles!) nous avons appris à mieux connaitre leurs besoins biologiques et à en préserver l'équilibre naturel.  

Installez des hotels a insectes

Attention En cas de fragilité de l’hôtel ou de mauvaise conception, l’hôtel à insectes héberge une très grande quantité de larves qui, mal protégées contre le froid et l’humidité, ne survivront pas. L’hôtel à insectes est alors devenu un piège à insectes.

Plantez des fleurs et des arbres locaux

Les  arbres, arbustes et plantes en général sont à la base de toute la vie sur terre. Ce sont non seulement des sources de nourriture mais ils produisent aussi le dioxygéne que nous respirons tout en piégeant le dioxyde de carbone qui cause tant de soucis au climat. La biodiversité d’un lieu dépend trés souvent des arbres et arbustes qui s’y trouvent installés.

Si vous disposez d’un jardin, d’un balcon, ou de quelques pots, tout d’abord, plantez autour de vous ! Procurez-vous des graines bio de fleurs variées de préférence dites « mellifères » (dont le nectar permet de produire du miel), et parsemez-en votre jardin, votre terrasse ou vos balcons. Ne coupez pas votre gazon trop ras et laisser les petites fleurs s’y épanouir.

Puis laissez pousser une zone « sauvage » dans votre jardin où vous ne tondrez pas régulièrement ou pas du tout : cette zone deviendra rapidement une zone de biodiversité fort appréciée des insectes et des abeilles. Vous pouvez laisser pousser une zone une année, et la changer d’endroit l’année suivante.

Quelles graines planter pour soutenir les pollinisateurs domestiques et sauvages ?

Les meilleures espèces de fleurs pour les abeilles sont donc les plantes dites mellifères. Celles-ci sont en effet des sources de pollen, de protéines, et de nectar pour les insectes butineurs. Elles leur permettent de satisfaire leurs besoins alimentaires et d’allonger leur durée de vie.

Les abeilles adorent les bulbes de dahlias, de lis, de nérine, de glaïeul d’Abyssinie (Gladiolus callianthus, ou Acidenthera). En automne, offrez-leur toutes les variétés de fleurs de crocus pour qu’elles y trouvent une nourriture riche pour l’hiver.

Aménagez un point d’eau


Pour prospérer, les insectes ont besoin d’une source d’eau fraîche. 

Prévoyez donc un petit bassin pourvu d’un îlot qui sort de l’eau en pente douce, car les abeilles peuvent se noyer dans les bassins ou étangs trop larges et à bords trop raides. Un point d’eau du type bassin à oiseaux dont vous changez l’eau régulièrement convient très bien.

Aidez à la lutte contre les frelons asiatiques

On estime qu’il faut 10 frelons asiatiques pour détruire une ruche entière d’abeilles. Un coup dur pour l’apiculture française qui souffre déjà depuis plusieurs années d’une diminution importante du nombre d’individus présents dans les ruches.

Les frelons asiatiques construisent d’énormes nids sphériques qui sont facile à identifier et qu’il faut détruire : si vous constatez la présence d’un tel nid en haut d’un arbre de votre jardin, ne construisez pas de pièges – car ils pourraient tout aussi bien piéger les abeilles, mais signalez-le rapidement à la mairie de votre commune ou au Muséum d’Histoire Naturelle.

Depuis quelques années, le frelon européen est devenu prédateur des abeilles lui aussi!